mardi 10 février 2009

Tournois des VI nations, l’occasion d’aller au pub.


Arrivé au pub, vous allez commander une « Pint of beer ».
Tout excité, fiers comme un paon, vous revenez du bar (car oui, chez les Britanniques on va chercher le délicieux breuvage au bar…), avec à la main, non pas un verre coupe, tulipe, calice ou que s’ais-je encore mais avec une sorte de verre informe qui ressemble plus à du matériel médical que culinaire…
Qu’importe, vous n’allez pas vous laisser aller à ces détails esthétiques !!!! Cette bière vaut forcément le coup : les gens ne seraient pas prêts à supporter cette musique Celtique entrecoupées de U2 usés jusqu’à la corde si la bière n’était pas divine.
Donc c’est quelque peu intimidé, impatient, un peu nerveux aussi que vous portez ce maudit verre (ah non, on n’a dit qu’on ne s’arrêtait pas à ça), donc ce verre à votre bouche… et là, le liquide arrive. En fin gouteur, vous promenez cette première gorgée dans votre bouche afin d’humecter entièrement toutes les parties de votre langue, ensuite vous claquez cette même langue contre votre palais en respirant pour activer la rétro-olfaction, le parfum du houblon doit remonter dans votre nez, celui de l’alcool l’accompagnera…. Vous avalez maintenant une bonne gorgée pour encore tester la finesse de la bulle.
Et là vous vous dites : « qu’est-ce que c’est que cette merde ?!?! »
Vous regardez autour de vous l’air un peu penaud, imaginant déjà tous les ventrus qui vous entourent éclater de rire : genre « ah ah ah, on l’a bien eu le Frogg en lui servant de la vieille bière éventée mélangée à de l’eau de vaisselle ». Et là non, rien, tous continuent à secouer la tête sur le rythme des cris stridents d’un violon qu’on torture.
Vous essayez de reprendre un peu vos esprits. Il faut dire que vous êtes un peu perdu, vous venez de vivre une expérience sensorielle à laquelle vous n’avez rien compris : tous ces gens qui vous entourent ont l‘air de connaitre un secret que visiblement votre palais n’a pas réussi à percer.
Allez, un peu de courage et de dignité bon sang !!! Vous réitérez l’expérience, vous vous y êtes forcément mal pris pour la première gorgée. Faites le vide, concentrez-vous sur l’essentiel !!!! Mettez de coté Bono et son Bloody Sunday, faites l’impasse sur ce verre à la fois collant, gras et froid !!!! Une nouvelle gorgée et là, même sensation, ou plutôt non, c’est comme si en plus on avait lavé les cendriers avec le contenu de votre verre. Un troisième essai et là, force est de constater que cette boisson est vraiment immonde.
Un peu triste, mélancolique mais finalement sûr de chez sûr que « c’est pas bon » vous vous résignez à ne pas finir votre verre. Reste maintenant à abandonner ce verre mal odorant sans attirer l’attention : si jamais l’Irlandais est susceptible il pourrait bien considérer que vous insultez sa culture et vous casser la gueule, ou pire encore vous forcer à boire deux autres « pint of beer ».
Vous mettez donc au point maintenant une stratégie : « prochaine action de jeu, je vais faire semblant d’applaudir et donc d’avoir besoin de mes deux mains pour abandonner l’embarrassant cylindre de verre ».
Ayé, une action, c’est le moment : vous commencez par un petit « yes !! », vous vous retournez vers une table et avec votre plus bel accent vous lâchez un magnifique « may I » en posant votre verre pour applaudir à qui mieux mieux. On vous répond évidemment « bien sûr pas de problème »… et oui votre meilleur accent n’a pas fait illusion un seul instant, à moins que ce ne soit votre maillot de l’équipe de France… ben non, vous ne le portez pas, c’est bel et bien votre accent qui vous a trahi.
Peu importe, vous n’êtes plus embarrassé de ce saut à pisse qui vous gelait les doigts !!!! L’équipe de France vient de prendre un essai, pas grave, la mission a été une totale réussite !!!
D’un pas léger, vous retournez au bar en vous disant que c’est étrange de devoir se déplacer pour boire un truc pareil, peut être que les serveurs non plus n’aiment pas toucher ces verres gras et informes, et vous commandez une Westmalle…
Le grand roux vous regarde bizarrement, c’est qu’il en vent pas beaucoup des Westmalle. Au bout de cinq minutes il revient, une bouteille à la main gauche et un verre Chimay à la main droite et vous tend cela en vous réclamant le même prix que le seau de pisse maintenant orphelin sur une table du fond.
Vous vous servez vous-même, en regrettant juste un peu de ne pas avoir le bon verre… peut on vraiment lui reprocher ça à ce barman qui est persuadé de ravir les palais les plus fins de la capitale Européenne? Non, définitivement non.
Vous reprenez votre petit rituel, claquement de langue et là …. ça explose dans tous les sens, les parfums se mélangent, la gorge vous brule de délice, votre nez se remplit d’odeur d’alcool, de houblon. Au palais, c’est soyeux et velouté. Arrive maintenant une touche d’amertume soutenue par les arômes de fruits. L’arrière-bouche longue et savoureuse. C’est délicieux, vous n’êtes pas fou, vous n’avez pas perdu votre palais, c’est bien ça de la bière !!!!
Vous êtes maintenant le seul à gueuler « YES !!! » alors qu’il ne se passe rien à l’écran sinon des gros qui se relèvent d’une mêlée écroulée.
On vous regarde bizarrement, qu’importe, vous avez touché au Divin.

mercredi 7 janvier 2009

Free the Frite

Nicole Borgnon, ce nom vous dit’ il quelque chose ???

Et bien madame Borgnon, c’est un peu la madame Libieck française….

Comment ça ??? Libieck ne vous dit rien non plus ???

Bon alors Madame Libieck c’est la femme qui a réussi à racketter 600.000 $ à Mac Donald car elle s’est brûlé avec son café (ben oui Mac Do aurait pu prévenir qu’il fallait souffler sur un café quand il est trop chaud).

Et madame Borgnon dans tout ça ?!?!

Et bien elle, elle a glissé sur une frite (alléï dit) dans un Quick… alors elle a porté plainte et demandait 50.000 € de dommages.

Sauf que madame Borgnon, elle s’est cru en Amérique… et que Reims, bah c’est pas l’Amérique. Et qu’à Reims ben faut prouver que c’est à cause de la frite qu’on s’est retrouvé les quatre fers en l’air… Et
- une attestation de sa sœur
- un rapport des pompiers attestant bien de la chute … mais qui ne parle pas de la maudite frite
- et enfin un constat d’huissier constatant la présence de morceaux de pomme de terre collés sur une chaussure…
N’auront pas persuadé les juges.

Le 16 décembre, notre bonne madame Borgnon a été déboutée de toutes ses demandes…

La frite n’a donc pas été interpelée ni condamnée, ouf…